12/06/2014

Lucien Favre: «Tout bouge en permanence»

«Voilà, Une070114.jpgle Mondial 2014 va commencer. Et une Coupe du monde au Brésil, c’est quelque chose de particulier, forcément. Je dis cela pour tout ce que ce pays représente dans l’imaginaire des gens qui aiment le football.


Une des questions premières pourrait être: qu’allons-nous découvrir durant ce Mondial? A quoi s’attendre? En fait, il vaut mieux regarder ce tournoi avec une autre question: existe-t-il un grand favori qui écraserait déjà tous les autres de par une supériorité annoncée et évidente?


La réponse est non! Bien sûr, vous pourrez me dire qu’il y a le Brésil, l’Argentine, ou l’Espagne, voire d’autres. Mais aucun ne s’impose comme celui qui rassemblerait toutes les faveurs de la cote. Il n’y a plus une toute grande équipe désignée comme la favorite indiscutable du tournoi. Est-ce une mauvaise nouvelle? Je ne pense pas, au contraire. Ce n’est en aucun cas un nivellement par le bas, les groupes étant appelés à être serrés, même avec 32 sélections. Je dirais même que cette incertitude est une bonne nouvelle pour la compétition.


Autre question: une tactique nouvelle va-t-elle apparaître durant ce Mondial? Non! Je vais être clair: depuis 1954 déjà, tous les schémas ont été joués. Le 4-2-3-1 d’aujourd’hui qui est à la mode? Le grand Brésil de 1970 appliquait plus ou moins ce système. Ce qui change, en revanche, c’est l’adaptation, la flexibilité. Un 4-3-3 d’aujourd’hui est un système en mouvement et il n’est pas le même offensivement ou défensivement. Tout bouge en permanence désormais. Et c’est nécessaire: une tactique figée serait trop facilement maîtrisable par l’adversaire.


Bref, voilà. Place au football et à ce Mondial au Brésil, maintenant. J’aurais l’occasion d’en reparler avec vous. A bientôt.»

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