14/06/2014

Le joueur à suivre: Pour enfin débloquer son compteur

L’affiche Angleterre - Italie fait s042218_b81a25c.jpgaliver les férus de foot. Quant à savoir si elle mettra en appétit Wayne Rooney… Cinquième buteur de tous les temps en sélection anglaise, troisième de l’histoire de Manchester United, l’attaquant ne s’est curieusement, étonnamment (les qualificatifs se bousculent et se télescopent) jamais frayé le chemin des filets en huit matches de Coupe du monde. En 92 capes, il s’est quand même fait l’auteur de 39 réussites.


«Il ne joue bien qu’avec son club», avait sifflé Fabio Capello, l’ancien sélectionneur des Three Lions. «Wazza» a des excuses à avancer. En 2006 et en 2010, il était en délicatesse avec sa santé. Il s’était blessé au métatarse avant le Mondial allemand et à la malléole avant celui en Afrique du Sud. Ce soir, dans la chaleur étouffante de Manaus, Rooney (28 ans) poursuivra un autre objectif: oublier un exercice 2013-2014 calamiteux au plan des résultats. 7e en championnat, Manchester United a été bouté hors de la Ligue des champions en quart de finale. Peter Crouch, son ancien coéquipier, vole au secours de Rooney: «Lors des deux dernières Coupes du monde, on lui a juste mis trop de pression. C’était ridicule.» Cette même pression qui pesait un peu, beaucoup, énormément sur Neymar.


Dans l’attente de cette première, Wayne Rooney figure en première ligne du classement des footballeurs les mieux payés de la planète, hors contrats publicitaires. Il a lié sa destinée avec les Red Devils jusqu’en juin 2019. Pour un salaire annuel de quelque 19 millions d’euros. Le montant fait saliver. Mais on le sait, l’argent ne suffit pas au bonheur, encore moins au bonheur d’un buteur.

P.TZ / 24heures

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