14/06/2014

Sur un air de samba: le match d’ouverture, ni vu ni connu

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Le public auriverde a fêté comme il se devait le succès du Brésil face à la Croatie. AFP

«L’idée était séduisante: suivre le premier match du Brésil au milieu du public auriverde, dans une rue animée de la vieille ville de Salvador. Avec un confrère de la radio, nous avons donc rejoint le Pelourinho, cœur historique de la vie bahianaise. Concerts de tambours et de percussions, foule dense et trépidante aux portes des cafés ouverts sur la rue, chacun avec son écran TV qui n’avait peut-être jamais accueilli autant de paires d’yeux.


Et la police, partout, bien armée et visiblement sous tension dans ce quartier réhabilité et passé dans le domaine touristique voilà quelques années seulement, avec ses innombrables églises et ses petites maisons colorées. Cette masse de visiteurs venus pour la Coupe du monde, une tentation évidemment pour les gens malintentionnés. On nous avait avertis. Quelques billets en lieu sûr, pas grand-chose d’autre pour ne pas trop s’exposer. Ces précautions n’ont pas tenu le choc.


Le premier quart d’heure n’était pas terminé que l’inventaire de nos poches faisait état d’une paire de lunettes envolée et d’un câble d’ordinateur évanoui. Le Neymar des pickpockets était passé par là. Ni vu ni connu. Un moindre mal et on en a plutôt souri. Pour ce qui est du match, il faut bien admettre qu’on ne voyait pas grand-chose. Nous avons donc repris le taxi, direction un petit restaurant repéré dans un quartier plus calme. Pour se remettre de ces quelques émotions, nous avons commandé une caipirinha. Le temps de voir la Croatie se faire elle aussi dévaliser, mais cette fois-ci par l’arbitre. Ni vu ni connu? Ce sera sans doute plus compliqué pour lui.»

François Ruffieux / 24heures

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