16/06/2014

Ma télé et moi: Tous les jours, un petit cadeau de la vidéo

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Comme les choses changent vite. A une minute de la fin du match de la Suisse, les commentaires qu’on entendait sortir du poste à l’intention du téléspectateur étaient plutôt critiques, sentaient la déception qu’engendrait ce match nul des Suisses contre l’Equateur. Il fallait, en gros, tout remettre en question. Et puis Seferovic marque, et le vent passe du nord au sud. A tel point qu’à la fin du petit entretien qu’il a avec Djourou, juste après le match, l’envoyé spécial de la Télévision romande lui dit au revoir de cette manière: «Et merci pour tout le bonheur que vous nous avez donné!»

 
On ne l’avait pas vraiment senti traverser le parc veveysan où je regardais le match sur grand écran, ce bonheur, avant que Seferovic ne réussisse l’inattendu. Mais c’est aussi ce qu’il y a de beau dans le football, cette faculté de changer la couleur du ciel et le sens du vent en une fraction de seconde. Et l’humeur du commentateur!
 
Et puis pas un jour où on ne parle pas de la vidéo. Si l’arbitre de Suisse-Equateur l’avait eue à disposition, il aurait accordé le but de Drmic. Nous avons tous vu qu’il était valable. Lui, l’arbitre, ne l’a sans doute su qu’après le match. C’est fou, quand même! Et puis, dans France-Honduras, où pour commencer les hymnes nationaux n’ont pas été joués, la nouvelle technologie destinée à dire la vérité sur la ligne de but nous a fait un festival. Pas but, d’abord. Puis but quand même. On n’y comprenait rien. Un sacré bazar. On rigole bien en regardant la télé où les choses changent si vite. Le dépit devient du bonheur; le pas but devient un bon but. Quelle surprise aujourd’hui pour Portugal-Allemagne, Iran-Nigeria et Ghana-Etats-Unis?
Philippe Dubath / 24 heures

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