02/07/2014

Sur un air de samba: Le chaud et le froid, une notion toute relative

C’est l’hiver au Brésil, même si la notion est toute relative pour un Européen. Dans ce climat tropical, sur les 8'500'000 km2 couverts par quatre fuseaux horaires, les écarts de température peuvent être importants. Grosso modo entre 18 et 30 degrés, parfois avec un taux d’humidité très élevé, comme à Manaus, au milieu de la forêt amazonienne, où Anglais et Italiens ont sué. Il fait donc plutôt chaud et lourd sur les stades de la Coupe du monde.

 
A Salvador de Bahia, chaque journée connaît son moment de pluie. Cela ne dure pas très longtemps, mais c’est intense. Mieux vaut alors ne pas être à découvert lorsque le ciel ouvre ses vannes. Mais si vous trouvez refuge dans un centre de presse par exemple, situé dans les entrailles du stade, comme dans un bunker sans fenêtres, vous risquez le coup de froid instantané avec une climatisation poussée au maximum. Allez comprendre pourquoi.
 
Entre le chaud et le froid, on balance donc constamment. Une admiratrice brésilienne de Cristiano Ronaldo a vécu les mêmes «tourments» voilà quelques jours, lors d’un entraînement public de la sélection portugaise. Naiara Castro Santos a d’abord déchiré son jeans en voulant sauter les grillages du stade pour aller à la rencontre de son idole. Elle a ensuite résisté au service d’ordre. Puis, intrigué par le tatouage que la jeune femme portait sur son bras, Cristiano Ronaldo en personne lui a proposé de venir s’asseoir sur le banc portugais.
 
La température est montée tout naturellement pour la jeune femme. Arrivée en larmes, elle a pu repartir avec un maillot dédicacé et des souvenirs inoubliables. Après, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau n’avait plus grande importance. Pour elle, ce Mondial est d’ores et déjà une réussite.

François Ruffieux / 24 heures

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