02/07/2014

Sur un air de samba: Brasília ne reverra pas la Suisse

 

L’équipe de Suisse ne reviendra pas à Brasília. C’est sans doute dommage, car elle y avait réussi un petit miracle lors de son premier match dans le tournoi, en retournant la situation in extremis face à l’Equateur. Elle ne retrouvera pas ce stade extraordinaire, dans cette capitale qui elle aussi sort de l’ordinaire.
 
Véritable musée ouvert, Brasília est née à la fin des années 50, à l’initiative du futur président, Juscelino Kubitschek. Construite en 1000 jours par quelque 60'000 ouvriers, située à 1000 m d’altitude en plein «cerrado» (la savane brésilienne), la ville est le fruit des idées de l’architecte Oscar Niemeyer et de l’urbaniste Lucio Costa, inspirés de Le Corbusier pour son organisation.
 
Dans cet environnement, le stade de football – situé non loin de la fameuse Catedral Metropolitana, du palais présidentiel ou encore de la plupart des bâtiments caractéristiques – a pris sa place assez naturellement. «En effet, il s’agit pour nous d’un élément architectural de plus, note Nelson Sousa, attaché de presse de Brasília. Et surtout, nous avons gagné un espace qui nous permet d’organiser de méga-événements, comme des concerts.»
 
Le «Mané-Garrincha» est l’enceinte la plus originale, dans sa forme circulaire et avec ses 288 colonnes qui lui donnent un air de Colisée, la plus verte aussi, avec ses panneaux photovoltaïques sur le toit et ses systèmes de récupération d’eau. «Brasília méritait d’avoir une telle structure», assure Nelson Sousa. Avec 450 millions d’euros, elle est également la plus onéreuse des douze construites pour la Coupe du monde. Dans la capitale, on assure que ce stade ne deviendra pas un éléphant blanc une fois le Mondial évanoui. On a tout de même un peu de peine à imaginer comment il sera possible de faire tourner un tel monstre, qui plus est dans une ville qui ne possède pas d’équipe de football de premier plan.
 
François Ruffieux / 24heures

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